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Historique de la ville

 

ARBANDAL, importante ville celte du pays EDUEN, construite à l'emplacement du bourg actuel va connaître l'occupation romaine en 50 avant JC.

Les troupes de Jules César traversant le massif du Morvan découvriront les sources chaudes et décideront de la création de THERMES qui fonctionnent jusqu'au IVème siècle (une datation précise a pu être réalisée à partir des pièces romaines découvertes dans les puits lors des fouilles de 1830). ARBANDAL devient AQUAE NISINAEÏ.



Les invasions vandales et autres peuples du nord de l'Italie mettront fin à une longue période de prospérité.

A partir du haut Moyen-Age et pendant plusieurs siècles les sources ne seront plus utilisées, l'établissement édifié par les romains disparaîtra définiment sous les limons d'un marécage.

En 1010, la création par Hugues de Chatillon d'un prieuré placé sous le vocable de SAINT HONORE déterminera le nom du bourg, le terme "les bains" y sera adjoint ultérieurement.

Une partie de l'ancien prieuré bénédictin, construit au XIème siècle, subsiste aujourd'hui au 22 rue de l'église.

C'est le Docteur Regnault de Lormes qui en 1789 reconnaîtra le premier, les vertus thérapeutiques des eaux.

En 1812, Bacon Tacon, médecin contesté et quelque peu aventurier s'efforcera de développer l'utilisation des eaux mais dut renoncer faute de moyens suffisants.


En 1839, des fouilles menées par le Marquis Antoine Théodore d'Espeuilles aboutiront à la mise à jour des structures romaines. Un établissement moderne et fonctionnel ouvrira ses portes en 1855. Les sources seront déclarées d'utilité publique en 1860.

De 1855 jusqu'à nos jours, la Station connaîtra un important développement : création d'hôtels, de structures sportives et de loisirs, d'un casino, actualisation de l'établissement thermal et de la ville.


L'eau à St Honoré

La ville
Dès la fondation d'un habitat, l'eau fait l'objet de recherches. Sources, ruisseaux, étangs, rivières, à proximité des villages, permettent parfois de répondre à ce besoin essentiel. Le plus fréquemment, l'homme creuse un puits près de sa demeure, le protège des impuretés et des pollutions, et consomme sans crainte cet élément découvert par un sourcier, personnage doté par Dame Nature d'un don mystérieux.

Des puits, Saint Honoré en est largement pourvu. Quelques uns d'entre eux datent certainement de l'époque celtique ou gallo-romaine, qui sait ? Les puits n'ont pas d'âge, seule une étude approfondie pourrait peut-être lever ces interrogations. De nombreuses maisons en possèdent toujours, les recenser serait certainement plein d'intérêt. Posséder un puits semble un privilège, l'eau est respectée , n'est elle pas source de vie ! Ces puits, on les trouve dans les jardins, dans les cours parfois même dans les caves, certains étaient communs à plusieurs foyers. On parle de droits d'eau, toujours respectés. Deux puits municipaux subsistent sur le domaine public, l'un dans l'Impasse du Vieux Marché, l'autre un peu plus haut dans un étroit passage prenant sur la rue Charleuf. Ces puits publics desservaient les maisons du haut du pays qui en étaient dépourvus.

Des sources, il n'y en eut guère dans le village, par contre, elles étaient nombreuses dans les hameaux, privées ou publiques, alimentant des fontaines, certaines, comme à Tussy, possédant des vertus miraculeuses.



En fait, il faut attendre l'année 1923 pour que l'on songe à l'intérêt de l'eau courante. Un décret signé par le Président de la République daté du 12 mai 1926 déclare d'utilité publique les travaux à entreprendre par la commune de St Honoré pour son alimentation en eau potable. Des investigations sont effectuées Route de Rémilly, à proximité des Loges et au Carry. Les sondages confiés à M. Dubois puisatier à Corvol l'Orgueilleux, restèrent sans suite. En 1927, de nouvelles recherches seront entreprises à Marry à 4 kms de St Honoré. Là, un puit aurait pu être creusé aux abords de la Dragne.

Il faut attendre 1930, sous la pression de la Société Thermale, pour que l'eau arrive dans la ville. Après bien des péripéties, un barrage au lieu dit de la Pompie près du hameau de Dragne commune de Villapourçon, permet la création d'un réservoir. De la Pompie, l'eau est amenée par des canalisations à travers champs, jusqu'aux réservoirs situés sur le haut de la commune de Préporché au-dessus des Coussons, où elle est traitée avant d'être redistribuée. Finies les corvées de puits, terminés les va et vient des servantes épuisées portant les brocs d'eau aux étages des hôtels. Miraculeusement l'eau montait jusqu'aux mansardes !

Le réservoir de la Pompie était entièrement sous le contrôle de la ville de St Honoré qui en assurait l'entretien. Les traitements étaient effectués par un employé municipal au niveau des réservoirs.

Les travaux d'adduction durèrent trois ans. En 1932, la plupart des maisons du bourg et du quartier thermal avait l'eau à l'évier. L'Hôtel Bristol nouvellement construit eut d'emblée l'eau à tous les étages.

Pour marquer l'événement la famille Walsdorff offrit généreusement à la commune une fontaine située à l'angle de la rue de l'Eglise et de l'avenue du Général d'Espeuilles. Cette fontaine dite fontaine de la Dragne fut inauguré en 1930 par le Maire, Jacques Poulet. Tombée dans l'oubli, transformée en bac à fleurs, elle fut restaurée et remise en service en 1995 et inaugurée cette même année par Simone Rignault, alors Député.

Des fontaines fonctionnant à l'aide d'un disque que l'on tournait à la main furent disposées en divers points de la ville : Champ de foire, ancienne Mairie, Place du Marché, Rue Charleuf, le Ruisseau, avenue du Général d'Espeuilles, hameau de l'Hâte, route de Rémilly… En revenant de l'école les enfants s'amusaient à manœuvrer les manivelles. Les bouches d'incendie se multiplièrent.

Assez rapidement la réserve devint insuffisante, en période estivale particulièrement. La demande, avec le progrès et l'augmentation du nombre des curistes, devient croissante, les plaintes étaient incessantes. D'autres villes aussi songèrent également à la réalisation d'adductions performantes. C'est ainsi qu'un Syndicat intercommunal fut créé en 1948 avec les communes de Moulins-Engilbert, St Honoré Les Bains, Préporché, Villapourçon. Un nouveau réservoir fut construit au lieu dit Rangère. On envisagea de raccorder ce barrage à la Pompie mais finalement le projet fut abandonné. En 1951, les communes de Semelay et de Sermages puis Chiddes en 1954 rejoignirent le Syndicat des Eaux de la Dragne. Dès lors, le traitement et les contrôles se firent au pied du barrage dans une petite usine. En 1959, les douches municipales furent construites.

Les hameaux
Il faut attendre 1960 ! Sous la municipalité d'Henri Renaud, pour que les hameaux soient desservis à leur tour : en 1961, La Queudre d'en bas, Tussy, une partie de Cluze Bardenne, en 1962, La Queudre d'en Haut, le Carry, la Vouavre, le Seu, en 1963 le reste de Cluze Bardenne, en 1964 seulement, Mont et les Loges de Rémilly. Ce n'est qu'en 1971, que les canalisations furent prolongées jusqu'aux Vouavres.

En 1990, il fallut remplacer les vieilles canalisations de fonte (très encrassées par la rouille) qui ne permettaient plus un débit suffisant. En 1989, on fit appel en pleine saison, à une alimentation par camions citernes. Un nouveau réseau fut mis en place le long de la route, depuis le Niret jusqu'aux réservoirs.

Progressivement, les anciennes canalisations de la ville sont remplacées.


L' Etablissement thermal
L'Etablissement thermal bénéficia, dès 1855, année de son ouverture, de l'eau provenant d'une source privée captée sur les flancs de la Vieille Montagne et amenée par canalisations jusqu'au Bois des Garennes, où elle était stockée, avant d'être utilisée pour les usages de toilette et de nettoyage des installations et de quelques hôtels. Les jets d'eau des bassins du Parc Thermal étaient également desservis par cette source. Plus tardivement, lors de la création d'une nouvelle Société Thermale, une retenue d'eau fut créée sous l'Etang Honoré, il s'agit de l'Etang Neuf qui durant de nombreuses années assura les besoins en eau non thermale de l'Etablissement.

Les eaux thermales
Captées actuellement au niveau de trois sources, ces eaux proviennent d'eaux pluviales infiltrées sur les sommets du Morvan à une quinzaine de kilomètres à l'est de St Honoré. Durant un parcours souterrain de vingt ans, elles pénètrent à une profondeur de 2500 à 3 000 mètres et subissent une température maximale de 105 degrés. Des failles dans le massif granitique permettent leur lente remontée vers la surface en obéissant aux phénomènes du thermosiphon. Elles émergent avec un léger artésianisme, à une température de 24 à 29°C, au niveau de l'Etablissement Thermal.



Une noce à St-Honoré-les-Bains en 1885 racontée par Achille Millien

" La veille du mariage, la fête commençait.
Le soir, les garçons rassemblés par le flûteux s'en allaient avec le marié à la porte de sa promise.
La porte était fermée.
A l'intérieur, des jeunes filles et quelques madrées commères se tenaient prêtes à répondre aux arrivants.
Les " ziolées " commençaient.
Pour se faire ouvrir les garçons chantaient : "ouvrez, ouvrez la port"
La chanson finie on les faisait entrer.
La future mariée était cachée.
Les garçons la cherchaient, mais pas le futur marié...
Quand on lui présentait la future mariée, il la reconnaissait, la prenait par la main et la menait danser.
C'est alors qu'on amenait le gâteau et on dansait toute la nuit.
La "rôtie" se faisait avec une dizaine de litre de vin sucré.
Un garçon tenait à la main un torchon noirci de fumée qu'il passait sur la figure des mariés qui devaient trinquer.
A Saint-Honoré et à Préporché, les garçons portaient dans leurs poches des bouteilles de vin destinées à être bues au sortir de l'Eglise.
A Onlay et à Villapourçon on dressait devant l'Eglise une table où l'on servait le vin et on cassait les bouteilles vides.
Sur le passage des mariés, il se trouvait soit une quenouille, en signe de compliment pour la mariée bonne ouvrière, soit un balai, grave insulte pour elle, jugée dans ce cas plutôt digne d'une "fessée" que mariée.
En entrant dans la maison, les mariés reçoivent de leurs parents une pluie de chenevis ou de froment sur la tête pour leur porter bonheur.
La jeune mariée était parfois ceinte d'osier pour qu'elle n'ait pas trop d'enfants.
Pour éviter les maléfices des sorciers, les mariés devaient avoir, à leur insu, quelque chose de travers dans leur toilette."
 


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